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Mis à jour le 17 juillet 20263 min de lecture

Artisans et BTP : la facturation électronique sans prise de tête

L'artisan est le cas le plus complet de la réforme : des clients particuliers et professionnels, des acomptes, parfois de la sous-traitance. Ce guide déroule ce qui change pour vous, sans détour par le jargon.

Votre situation en deux lignes

  • Vos chantiers pour des particuliers : pas de facture électronique — vous continuez à facturer comme aujourd'hui (PDF, papier). Mais les données de ces ventes partent à l'administration via l'e-reporting.
  • Vos chantiers pour des professionnels (entreprises, promoteurs, autres artisans) : facture électronique obligatoire à partir du 1er septembre 2027, via une plateforme agréée.

Et comme tout le monde : dès le 1er septembre 2026, vous devez pouvoir recevoir les factures électroniques de vos fournisseurs — négoces de matériaux, loueurs de matériel, assurances. Les gros fournisseurs du bâtiment basculeront dès cette date.

Les spécificités du bâtiment, point par point

Les acomptes. Dans le BTP, l'acompte à la commande est la norme. Les factures d'acompte suivent le même régime que les factures définitives : pour un client professionnel, elles devront être électroniques. Vérifiez que l'outil que vous choisissez gère proprement devis → facture d'acompte → facture de solde — c'est un point faible des outils trop généralistes.

Les situations de travaux. Si vous facturez à l'avancement (situations mensuelles sur les gros chantiers), même logique : chaque situation adressée à un client pro est une facture électronique. Les outils métiers du bâtiment (Obat, Tolteck, Batappli…) travaillent leur mise en conformité, généralement en se connectant à une plateforme agréée — si vous en utilisez un, demandez-lui par quelle plateforme il passe avant de souscrire quoi que ce soit d'autre.

La sous-traitance. Vous facturez un donneur d'ordres professionnel : facture électronique classique. Point d'attention : l'autoliquidation de la TVA (fréquente en sous-traitance BTP) fait partie des données structurées de la facture — un outil qui la gère mal vous créera des rejets.

Le mixte B2B/B2C au quotidien. C'est votre vraie complexité : la même semaine, vous facturez un particulier (e-reporting) et une entreprise (facture électronique). Le bon outil gère les deux sans que vous ayez à y penser — c'est l'un des critères que notre quiz prend en compte.

Comment choisir votre outil, en pratique

  1. Vous utilisez déjà un logiciel métier BTP → interrogez d'abord son éditeur sur sa connexion à une plateforme agréée. Changer d'outil métier coûte bien plus cher que la réforme elle-même.
  2. Vous facturez depuis Word/Excel ou un carnet → il faudra passer à un outil. Pour un artisan seul, les offres gratuites ou à petit prix suffisent (comparatif ici) ; à partir de quelques salariés et de devis complexes, un outil avec vraie gestion de devis/acomptes se justifie.
  3. Vous avez un comptable → demandez-lui sa plateforme de prédilection avant tout (pourquoi c'est le critère n°1).

Vos échéances récapitulées

DateObligationTraduction artisan
1er sept. 2026RéceptionÊtre inscrit sur une plateforme pour recevoir les factures des négoces et fournisseurs
1er sept. 2027Émission B2BFactures électroniques pour vos clients pros, acomptes et situations comprises
1er sept. 2027E-reportingVos ventes aux particuliers remontent à l'administration via la plateforme

Trente minutes maintenant pour choisir l'outil (le quiz), et la réforme redevient ce qu'elle aurait toujours dû être pour vous : un non-sujet. La checklist personnalisée vous accompagne pour le reste.

Dernière mise à jour : juillet 2026.